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Vivien Labarile

A la limite: Vivien Labarile défie la gravité

La haut-valaisanne raconte sa vie de grimpeuse, comment surmonter la peur et quel rôle joue le psychisme dans l'escalade.


Informations

Saastal Tourismus AG
Obere Dorfstrasse 2
CH-3906 Saas-Fee

Tel. +41 27 958 18 58

E-mail info@saas-fee.ch


Vivien serre les dents, son expression faciale est sinistre. Elle pousse fortement son pied, se balance vers le haut - et rate la petite poignée de quelques millimètres. Respirant fortement, elle est suspendue à la corde. Elle donne à ses avant-bras suracidifiés quelques minutes pour se reposer. Puis elle commence sa prochaine tentative. Seules les pointes de ses chaussures d'escalade ne tiennent sur le bord du rocher, de la main gauche elle tient une fine corniche. De nouveau, elle déclenche le saut, et les doigts de sa main droite s'accrochent à la petite poignée. Pas le temps d'applaudir: elle place déjà son pied gauche plus haut, tourne son corps plus près du rocher, grimpe plus loin.

Le dépassement psychique
"Dès que j'ai la première chute de la journée derrière moi, je me sens mieux ", dit la jeune femme d'une vingtaine d'années. L'escalade est psychologiquement exigeante. Il faut une bonne tête : "Dès que je grimpe quelques mètres au-dessus du dernier dispositif de sécurité, je sens la peur dans mon ventre". Malgré sa peur d'aller plus loin, le plus grand défi de Vivien - et en même temps sa motivation - est l'escalade. Elle doit se surpasser encore et encore pour continuer, même si ses bras sont déjà fatigués et que les mouvements sont durs. Elle parle bien à elle-même dans ces situations, se dit sans cesse : "Je peux le faire, je peux le faire, je peux le faire, je monte maintenant". L'escalade est un entraînement mental, dit-elle. C'est le psychisme qui décide si tu grimpes bien. Il faut de la pratique : "Plus je m'entraîne, mieux je contrôle mes peurs, de plus en plus, elles passent à l'arrière-plan".

S'affranchir de soi-même
Vivien grimpe encordée, mais les dangers guettent. Elle doit constamment évaluer la situation: Où tomberais-je si je tombais? Est-ce que je tape les rochers en dessous de moi ? Vivien cherche cette limite, cette limite du possible. Comment la prise doit être petite pour que ses doigts puissent le tenir, pour que Vivien puisse encore défier la gravité? Elle se réjouit chaque fois qu'elle traverse la frontière, qu'elle voit les progrès. L'ascension d'un parcours difficile demande de la patience. Souvent Vivien a besoin de plusieurs tentatives, revient toujours au même endroit. "Quand je peux enfin gravir une voie, je suis fier de moi. Je ne veux pas dire à tout le monde : "Hé, j'ai fait cette route. Il s'agit de grandir et de me dépasser: Je peux le faire, il me suffit d'y croire".

Le rêve de Saas-Fee
En hiver, Vivien échange ses chaussons d'escalade contre des crampons: Elle pratique l'escalade sur glace. Elle adore grimper devant un public local: " L'ambiance à Saas-Fee est géniale. J'ai tellement de soutien local que j'attends toujours ces compétitions avec impatience! Dans le parking de Saas-Fee, où se déroule chaque année la Coupe du monde d'escalade sur glace, le public est proche des athlètes sur plusieurs étages. Le public applaudit, siffle et hurle, avec Vivien particulièrement fort. "Devenir championne du monde à Saas-Fee, ce serait mon rêve ", dit Vivien. Peut-être n'aura-t-elle pas à attendre longtemps: l'an dernier, elle a remporté la médaille de bronze dans le parking du village du glacier.

L'escalade comme mode de vie
Les yeux bleus de Vivien brillent lorsqu'elle parle de sa grande passion. On ne voit pas sa force au premier regard. Ses longs cheveux blonds couvrent les muscles de ses bras et de ses épaules. "Parfois, les gens me disent que j'ai les épaules si larges ", rit Vivien. L'escalade n'est pas seulement un sport pour elle, c'est sa vie. Depuis qu'elle a participé pour la première fois à un cours d'escalade au Club Alpin à l'âge de douze ans, elle a tout subordonné à l'escalade. Elle passe les week-ends sur la roche avec son petit ami. Ils dorment dans leur van dans les montagnes pour grimper le plus longtemps possible.

Vivien vole à nouveau dans les airs, ses mains saisissant le rebord au-dessus d'elle. Tout son corps se balance, avant que ses pieds ne saisissent à nouveau le coup de pied. Elle adore les mouvements dynamiques, "parce qu'on ne sait jamais exactement ce qui nous attend!"